
Par Olivier Arifon
Ce papier explore deux facettes du nomadisme, que, faute de mieux, nous qualifions de « traditionnel » et de « néo nomade ». Ressort du nomadisme et de l’itinérance, les voyages et les rêves associés contiennent comme élément fondateur le départ, l’un des mots-clés de ce texte.
Les valeurs principales de ce nomadisme traditionnel comprennent le respect de la nature, le sens de la famille et de la communauté, le tout organisé pour les liens entre membres de la communauté et structuré par le courage et l’endurance.
Le mode de vie nomade implique un mouvement constant, moyen à la fois de justifier son attachement aux valeurs et de pratiquer avec souplesse ce mode de vie.
Il se divise en trois aspects : psychique, c’est-à-dire sans attente ni stagnation, le nomade développe ainsi une fluidité de l’esprit. Socio-économique, avec l’absence d’État et de nation et des relations reposant sur une économie d’échange, de dons et de contre-dons. Enfin, sous l’angle intellectuel et artistique, il s’analyse en un langage de formes pures, hors de concepts figés [1].
L’ensemble est encore plus complexe lorsqu’on regarde les liens entre sédentaires et nomades et les logiques spatiales de ces derniers : « Le nomadisme ne se réduit pas au fait de se déplacer : en effet, les sédentaires occidentaux parcourent annuellement dans les transports de bien plus grandes distances que les pasteurs et chasseurs nomades […]. La spécificité du rapport des nomades à leur territoire tient à cette tension entre, d’une part, un lien consubstantiel avec des lieux habités intimement connus et, d’autre part, une volonté de s’en retirer régulièrement et d’y laisser aussi peu de traces que possible, une absence d’appropriation individuelle de l’environnement. [2] »
En évoluant vers plus de développement et de prospérité, les sociétés abandonneraient certaines pratiques, dont le nomadisme. Or, des travaux récents montrent le contraire avec le retour à des pratiques et modes de vie nomades. Brousse (2020) identifie puis explore trois catégories de nouveaux nomades : voyageurs en van (vanlife), habitants de tiny houses et nomades numériques, et souligne que « considérer ces formes comme héritières des premières n’aurait bien entendu aucun sens. [3] » Si tous ces acteurs partagent le mouvement, celui-ci est rarement contraint par le travail ou la recherche de ressources, comme c’est le cas des nomades traditionnels.
Le nomadisme et le néo nomadisme sous son angle touristique reposent sur des logiques identiques : « C’est ce qui distingue le nomadisme numérique des autres professions : alors que les avocats ou les professeurs ne bénéficient pas économiquement de la romantisation de leur profession, les DNLP (digital nomad lifestyle promoters) tirent des revenus de la monétisation de leur mode de vie et favorisent ainsi la création d’une identité attendue à incarner et à réaliser par les nomades numériques en herbe. [4] »
Dans ce contexte, l’examen des World Nomad Games en 2024 à Astana, capitale du Kazakhstan, représente un bon exemple pour réfléchir à l’évolution des formes du nomadisme, dont trois aspects sont utiles pour notre propos. Le premier porte sur l’identité pour le pays et les peuples de tradition nomade de l’Asie centrale. Le deuxième tient à la mise en récit (communication et argumentation) des jeux à destination du reste du monde pour, au-delà du soviétisme, revendiquer cet héritage. L’articulation consciente de la part du gouvernement kazakh, du nomadisme entre tradition et patrimonialisation à des fins touristiques forme le troisième aspect.
Les World Nomad Games, sports, identité et néo-nomadisme [5].
Le nomadisme et les jeux qui y sont associés reflètent les traditions de la culture nomade dans l’immensité de la Grande Steppe. Originaires de l’époque des Mongols et de la Horde d’Or, ces jeux ont évolué pour devenir tout récemment les World Nomad Games, une compétition mondiale. Ils forment aujourd’hui un projet sportif, culturel et scientifique, d’abord développé par le Kirghizstan entre 2014 et 2020, puis organisé en 2024 par le Kazakhstan. Dans la région, le Kazakhstan et le Kirghizistan sont les deux principaux pays héritiers de ce mode de vie, avec la Mongolie, qui dispose du Naadam à la fois fête familiale, foire et olympiades nomades.
Les grands évènements sportifs internationaux (GESI) — Jeux olympiques, Coupe du monde de football pour les plus connus — sont au cœur d’une diplomatie d’influence et d’image.
Thierry Côme et Marc Falcoz avancent que, « par nature, le GESI est un moment de rupture dans la régularité des épreuves sportives. Il sort de l’ordinaire, du quotidien, il rassemble les foules et leur fait partager une émotion commune propice au renforcement d’un sentiment d’appartenance, dans une quasi “célébration collective” […] qui peut avoir des répercussions économiques et sociales positives ou négatives [6] ». Jeux olympiques, Jeux asiatiques ou World Nomad Games s’inscrivent clairement dans cette logique : rupture temporelle, rassemblement et partage. Une autre dimension est importante : « se retrouve aussi pour les États ou villes organisateurs, la volonté d’accéder ou de rester dans le club des nations capables d’organiser de tels évènements. Caisse de résonance inégalée, ces grands évènements planétaires sont sources d’intérêt et support de communication pour les pays hôtes pour montrer leur dynamisme, faire valoir leur savoir-faire et conforter politiquement leur place. [7] »
Les World Nomad Games, sous le patronage de l’UNESCO après leur inscription au patrimoine culturel immatériel par le Kirghizistan en 2021, peuvent offrir une reconnaissance internationale et un potentiel outil de rayonnement. Les World Nomad Games sont une compétition sportive internationale centrée sur des sports ethniques issus de la culture folklorique des nomades des steppes d’Asie centrale au sens large. Inconnus ou mal connus du reste du monde, ils s’inscrivent dans les traditions de la steppe.
Les principaux sports sont le tir à l’arc à pied et à cheval, les courses de chevaux, différentes formes de lutte, la chasse à l’aigle ou le Kokpar (tir-bouc [8]). Les organisateurs les nomment ethnosports et s’appuient sur leurs inscriptions sur la liste du Patrimoine immatériel de l’humanité. La République du Kazakhstan, la World Ethno Sports Confédération (fondée par la Turquie en 2015) et l’organisation des États turcs sont responsables de l’organisation de ces jeux.
Ces jeux ont attiré 2000 participants de plus de 89 pays. Vingt et un sports étaient en compétition et dix en démonstration, avec des délégations de France, du Nigéria ou d’Espagne… Ces Jeux comportaient également trois jours de sessions académiques divisées en « Histoire et culture », « Sciences du sport » et « Nutrition du nomade en Asie centrale ». Un ethnovillage à côté de l’hippodrome de la ville d’Astana et du centre de presse complétait l’ensemble. Fidèle à la forme des GESI, une cérémonie d’ouverture et une autre de clôture avec des athlètes en costumes le plus souvent traditionnels encadraient les compétitions.
Les messages du président de la République du Kazakhstan et du ministre des Affaires étrangères sont centrés sur des thèmes tels que la solidarité, le respect mutuel, le pont entre les nations et l’identité nomade constitutive du Kazakhstan, plus largement des pays de la région. Lors de son discours à la cérémonie d’ouverture, le président emploie le terme « Eurasie », ce qui fait du Kazakhstan un pays partageant à la fois les valeurs européennes et asiatiques. Hormis ces derniers points, les arguments présentés sont communs à tous les événements de ce type. Lors de sa conférence de presse, le ministère du Tourisme souligne sa volonté d’attirer plus de touristes selon des segmentations touristiques, écotourisme, sports nature, cuisine et néo-nomadisme.
L’efficacité de la promotion des World Nomad Games par le Kazakhstan doit être pensée différemment selon les échelles. Dans les pays de la région, l'événement est suivi grâce à la popularité des sports représentés, car le plus souvent considéré comme « nationaux [9]». Les citoyens des pays participants peuvent se reconnaître, car ces sports font partie de leur héritage nomade et sont moyen de connecter le présent avec le passé.
Et si ces sports restent traditionnels, ils peuvent évoluer vers un mode plus codifié afin d’être intégrés et visibles dans des compétitions. À l’international, le constat est plus mitigé, car, si le nombre de pays participants a augmenté lors de cette cinquième édition, la réception et la représentation de l’évènement restent à évaluer plus finement.
Enfin, les médias numériques comme Instagram et X permettent de développer des discours, souvent organisés par le ministère des Affaires étrangères afin de toucher différents publics. Ce processus est à ce jour visible par le Kazakhstan avec son discours proactif qui montre que ce pays travaille son image, comme l’indique le compte X de l’ambassade à Bruxelles. En effet, celui-ci fera activement la promotion des World Nomad Games avant et pendant le déroulement avec des vidéos des préparatifs.
Ces World Nomad Games sont à voir comme une politique délibérée et une action décidée par le gouvernement et les institutions capables de façonner ces jeux, entre événement international et messages aux nationaux, plus largement au monde. Thomas Joly, le metteur en scène des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, souligne une réflexion identique et une intention claire lors de l’écriture de ces cérémonies : « Saisir dans chaque cérémonie ce grand “nous” qui nous constitue. S’adresser au plus grand nombre, sans exclure personne : mon obsession depuis que je fais du théâtre. [10] »
Les World Nomad Games illustrent le développement de la diplomatie publique de ces pays d’Asie centrale et cette idée d’unir les peuples de culture nomade permet au Kazakhstan et au Kirghizstan (et à la Mongolie) de mettre en avant leur héritage culturel.
Même si le public occidental connait peu la culture nomade, elle est visuellement attrayante avec des spectacles équestres peu communs, le tir à l’arc, les tenues colorées… Et plus les World Nomad Games auront cette légitimité « étatique », plus ils seront diffusés dans la presse internationale comme un événement majeur de la région, ce qui participera grandement à la médiatisation de ces pays.
Des éléments qui se succèdent de manière homogène, de valeurs intangibles autour d’une continuité de traditions patrimoniales montrent une culture néo-nomade émergente. C’est alors un moyen de valider les traditions culturelles des populations kazakhes dont les ancêtres font face à la mondialisation.
C’est également un moyen de s’ouvrir au tourisme, car cette dimension reste présente avec ses images, à la fois cliché et réalité. L’imaginaire de steppes, chevaux, yourtes, aigles et plus marginalement sports, parle aux touristes d’occident attirés par un mode de vie fondé sur l’itinérance.
Le Kazakhstan communique avec un récit cohérent, au-delà des relations diplomatiques traditionnelles, ce qui renforce une stratégie touristique, avec un ministère du Tourisme kazakh fondé seulement en 2020. Cependant, à la frontière entre communication touristique et communication politique, l’efficacité de ces efforts reste difficile à évaluer [11].
Toutefois, ces jeux nomades peuvent devenir une ressource pour la communication à l’intérieur comme à l’extérieur de ces pays avec ses réalisations en construction d’infrastructures et les aspects culturels au service d’une reconnaissance internationale. Un discours volontariste, avec la construction d’une identité déterminée à s’extraire d’un passé colonial, constitue l’axe dominant de nos observations.
Toutefois des ambiguïtés subsistent. Selon Monsieur Laruelle, nomadisme et modernité paraissent toujours inconciliables. Elle souligne à quel point la revalorisation du nomadisme dans le Kazakhstan postsoviétique est « partielle, hésitante et problématique. [12] » Dans ce cadre, exposition et patrimoine du nomadisme restent anecdotiques, purement symboliques, au risque de se figer dans une muséification. La seconde ambiguïté porte sur les frontières, concept tardif et imposé par la Russie lors de la colonisation, car la création des frontières des pays d’Asie centrale est l’héritage de l’impérialisme russe et soviétique.
La zone a longtemps eu une forme imprécise, car les cartes se sont complétées fin du XIXème siècle, ce qui signe la fin de l’une des dernières zones blanches de la planète. Si l’on demande à des Occidentaux de placer sur la carte ces pays d’Asie centrale, une grande majorité́ en est incapable. La population se compose d’une multitude de peuples aux noms variés et changeants, la plupart étant nomades ou perçus comme tels. Cependant, comme une liste réduite d’éléments est nécessaire à la naissance d’un lieu imaginaire, un nom, une forme et une population, trois principes bien présents.
Les éléments constituant le nomadisme dans cette région, yourtes, chamans, chameaux, rennes, loups, aigles, nomades, sédentaires, milieux naturels, modes de sociabilité, empreinte minimisée sur la nature… sont porteurs d’un imaginaire qui fait rêver les occidentaux et sur lesquels reposent la communication touristique.
L’organisation et la communication du Kazakhstan sur les World Nomad Games sont bien une contribution à la fois directe et indirecte au tourisme, dont l’angle principal est un nomadisme, au choix réinventé ou marchandisé. La vérité semble se situer entre les deux. Ces jeux ont en effet mis en avant les traditions et les imaginaires du nomadisme et se révèlent le fruit d’un souhait gouvernemental.
Devant des déstabilisations politiques et des changements écologiques et économiques, le clivage sédentaire-nomade évolue, le terme « nomade » devient métaphorique. Il rejoint l’itinérance.
Alors, relier le nomadisme avec le besoin de liberté dont dispose le voyageur et qu’il cultive soigneusement est intéressant : « (s’) aménager un espace intérieur et géographique qui privilégie le temps long : le seul qui donne la permission d’éclaircir les souvenirs, de distinguer des parcelles de sens, et tout ce qui, dans l’absurdité qu’est la vie, importe ou non. [13] »
[1] D’après Jean Duvignaud, dans Brousse, (2020), p. 20.
[2] Roche, S. (2015). Stépanoff, Ferret, Lacaze et Thorez eds, Nomadismes d’Asie centrale et septentrionale, Paris, Armand Colin, 2013, 288 p. Études Rurales, 195, p. 5.
[3] Brousse, M., (2020), p. 21.
[4] “This is what distinguishes digital nomadism from other professions: while lawyers or professors do not benefit economically from the romanticisation of their professions, DNLPs derive revenues from the monetisation of their lifestyle and thus foster the creation of an expected identity to be embodied and performed by aspiring digital nomads”, Romanticisation and monetisation of the digital nomad lifestyle : The role played by online narratives in shaping professional identity work. Organization, 30(1), 65-88, p. 82, (notre traduction).
[5] Ce passage reprend une réflexion sur les World nomad games parue dans « La diplomatie par le récit », Arifon, éditions du cygne, 2024. Il est enrichi d’une réflexion sur les différents aspects du nomadisme, de l’identité et du tourisme.
[6] Côme T., Falcoz, M., « Les Grands événements sportifs Internationaux, entre discours consensuels et réalité a-communicationelle », in Peyre, N., Rouet, G., (2024). Sport, communication et politique. Les essentiels d’Hermès. Paris : CNRS éditions, p. 115.
[7] Idem, p. 118.
[8] « Le tire-bouc (kôkpar en kazakh, ou bouzkachi), sorte de rugby à cheval où les participants se disputent âprement une dépouille caprine, est pratiqué par des peuples turciques d’Asie centrale ». Source : Ferret, C. (2018). « Le kôkpar, un jeu sérieux. Démêlage d’une mêlée hippique centrasiatique ». ethnographiques.org, Numéro 36.
[9] Veille Google Alerte du 1er septembre au 15 octobre 2024, avec le terme World Nomad Games. Les principaux résultats proviennent des médias Kazakhs et Ouzbeks.
[10] Télérama n° 3896, septembre 2024, p. 3-6.
[11] Sur les éditions précédentes, Maksüdünov A., (2020). Economic and Socio-Cultural Impacts of the World Nomad Games. Ekonomika.
[12] Laruelle, M. (2008), Enjeux identitaires et nomadisme. Le Courrier des pays de l’Est, 1067, p. 14.
[13] Azéma, L. (2024), Nous avons besoin d’un ailleurs qui n’existe pas: réenchanter le voyage. Paris, Allary éditions, p. 173.
Références
Alicheva-Himy, B. (2005). Kazakhstan : le retour aux origines ?. Outre-Terre, no 12, 253-268.
Ferret, C. (2016) Les ambiguïtés du patrimoine nomade des Kazakhs. Nomadic Peoples, 20 (1).
Augustin, J.-P., Gillon, G. et Terret, T. (2024). Les jeux du monde, Malakoff : Dunod.
Arifon, O., (2021), « Le récit politique chinois : soft power, communication, influence ». Communication et civilisation. Paris : L’Harmattan.
Bonneau, C., Aroles, J., & Estagnasié, C. (2023). Romanticisation and monetisation of the digital nomad lifestyle : The role played by online narratives in shaping professional identity work. Organization, 30(1), 65-88.
Brousse, M. (2020). Les nouveaux nomades : Toujours ailleurs, partout chez eux. Paris, Arkhê.
Côme T., Falcoz, M., « Les Grands événements sportifs internationaux, entre discours consensuels et réalité a-communicationnelle », in Peyre, N., et Rouet. G. (2024). Sport, communication et politique. Les essentiels d’Hermès. Paris, CNRS éditions.
Fourniau, V. (2022), La civilisation nomade des Kazakhs, Bichkek – Paris : Petra IFEAC
Gorshenina, S., (2014) L’invention de l’Asie centrale : histoire du concept de la Tartarie à l’Eurasie. Genève (Suisse) : Droz.
Laruelle, M. (2008), Enjeux identitaires et nomadisme. Le Courrier des pays de l’Est, 1067, 14-18.
Rainoldi, M., Ladkin A., Buhalis, D. (2022): Blending work and leisure: a future digital worker hybrid lifestyle perspective, Annals of Leisure Research.
UNESCO, liste du patrimoine immatériel, https://ich.unesco.org/fr/RL/connaissances-et-savoir-faire-traditionnels-lies-a-la-fabriccation-des-yourtes-kirghizes-et-kazakhes-habitat-nomade-des-peuples-turciques-00998
Weatherford, J., Devillers-Argouarc’h, M. (2022), Gengis Khan et les dynasties mongoles. Paris : Passés composés.
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Olivier Arifon est professeur, enseigne à l’université Catholique de Lille, assure ses recherches au SIB Lab Méditerranée de l’Université Côte d’Azur à Nice. Installé à Bruxelles, il est également auteur et consultant. Depuis 1997, ses vies multiples l’ont conduit à fonder son entreprise de communication « Les Fils d’Ariane » et à assurer la fonction d’Attaché de coopération universitaire à Munich pour le ministère des Affaires étrangères. Depuis 1987, il délivre des formations et conseille des organisations sur des questions de communication et est enseignant chercheur depuis 1997. Ses recherches portent sur communication et narration dans une perspective comparée entre Asie et Europe. Il a publié « le Récit politique chinois » (2021) sur la communication d’influence de la Chine et des contributions sur l’efficacité du lobbying et les effets de la manipulation de l’information. En 2024, « La diplomatie par le récit, les nouveaux soft power en Asie » traite des récits de la Chine, du Kazakhstan et du Pakistan. Il a été professeur invité à la Jawaharlal Nehru University, à la Jamia Millia University, à la Nalanda University (Inde), à l’Université de Campinas (2015, Brésil), à Kobe University (2016, Japon) et à JINAN University (Canton, 2016, 2017, 2018 et 2019). Olivier Arifon est titulaire d’un doctorat en sciences de l’information et de la communication de l’université Paris 8 (1997) et d’une habilitation à diriger les recherches (2008).
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